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 Association Pour l'Education et la Culture Islamique et le Développement Social

Khalifa Ababacar et Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh : Deux ‘immortels’ sur qui porte l’espérance de milliers de Talibé tidiane

10 Mars 2009 , Rédigé par APECIS Publié dans #News

Khalifa Ababacar Sy et Serigne Abdoul Aziz Sy ‘Dabakh’ ont laissé des souvenirs impérissables dans la mémoire des Talibé tidiane. C’est pourquoi, leur attirance sur les fidèles tidiane est toujours vivace.

Le lendemain de la fin du Burd (hier dimanche) est toujours un jour pour les fidèles de goûter à un repos mérité après dix nuit passées à réciter des versets à la gloire du Prophète Mouhamed (Psl). Ainsi, ce dimanche matin, dans la capitale spirituelle de la tijanya, prise d’assaut par des milliers de fidèles, l’on s’apprête à célébrer ce lundi le Maouloud. Les Dahira (associations religieuses) sont à pied d’œuvre au rythme des derniers préparatifs. Des fidèles profitent de la journée pour se remettre de la fatigue du voyage. Pour d’autres, il y a plus intéressant à faire comme rendre visite aux grands hommes de la ville sainte qui ne sont plus de ce monde. Un petit tour au quartier Kogne Diaka (quartier des mosquées) où se place l’essentiel des commémorations, permet d’avoir une idée de la popularité de deux grandes figures de la tidjania au Sénégal. Il s’agit, sans conteste, de Seydi Ababacar Sy, premier khalife général de El Hadji Malick Sy et Serigne Abdoul Aziz Sy, quatrième et dernier fils de ce dernier.

A la devanture des deux grandes mosquées qui abritent leur mausolée, se massent en file indienne des hommes et des femmes, de tous les âges et de toutes les conditions. Ils ont tous un seul désir : accéder à l’intérieur de l’une des mosquées pour célébrer la mémoire de leur guide spirituel. Ni le soleil qui darde ses rayons sur Tivaouane ni la poussière, encore moins la fatigue et la longue file, ne peuvent les décourager. ‘Serigne Ababacar Sy c’est comme Serigne Fallou pour les mourides qui se reconnaissent en lui. Tous les tidianes aussi se reconnaissent Serigne Ababacar Sy, leur marabout. Pour certains, c’est le marabout des jeunes. Mais, Seydi Ababacar Sy est le marabout de tout le monde et c’est son œuvre qui plaide pour lui’, soutient Mbaye Thiogane, un responsable de Dahira venu de Mbour. Et, ajoute notre interlocuteur, ‘c’est la raison pour laquelle les Talibé viennent de partout pour prier sur sa tombe et lui confier leurs vœux les plus ardents, dans l’espoir de voir leurs souhaits se réaliser’.

Au regard de la foule d’hommes, de femmes, de jeunes et de vieux qui se bouscule aux portillons pour accéder au mausolée de Seydi Ababacar Sy, l’on a comme l’impression que les Talibé étaient venus avec une multitude de doléances à exposer au premier et au troisième khalife général des tidianes. Ces guides ne sont plus de ce monde depuis au moins 52 ans pour le premier et douze ans pour le deuxième. C’est le cas de cette jeune femme du nom de Absa Diallo. Elle habite les Parcelles assainies à Dakar. ‘Je suis venue pour demander du boulot à Dieu au nom de Seydi Ababacar Sy. Et je suis convaincue que ma prière sera exaucée bientôt’, soutient-elle avec force conviction. ‘Nous aimons Serigne Ababacar Sy au plus profond de nous-mêmes. C’est un homme exceptionnel qui a marqué son temps et la tariqa tidiane. C’est un élu de Dieu et nous voulons qu’il prie pour nous’, lance pour sa part Adama Ciss, une femme d’âge mûr venue de Tchiky, près de Mbour.

Le même ballet incessant est noté au niveau de l’autre mosquée, distante d’une dizaine de mètres où sont enterrés El Hadji Malick Sy et Serigne Abdoul Aziz Sy ‘Dabakh’. ‘Tout le Sénégal, sans distinction de religion et de confrérie, a ressenti la disparition de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh surtout dans le contexte actuel. Il n’hésitait jamais à appeler au calme dans les médias.

C’est pour lui témoigner notre reconnaissance que nous implorons Dieu dans son tombeau’, assure la dame Falla Diop de Ouakam. ‘Nous considérons El Hadji Malick et Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh comme les marabouts de nos parents, donc de nous-mêmes. C’est nous qui les considérons comme ceux qui nous ont fait connaître la tariqa tidiane. Nous sommes venus nous abreuver aux sources de leur bonté’, indique Mouhamed Sadji, un jeune homme venu de Latmingué, un village du Saloum profond.

Mamadou SARR

Source: Walfadjri
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